Les choses de la vie

24 mai 2008

Il suffit de vivre le sentiment de l’absurde sans pour autant croire que le monde l’est aussi. Cet état d’âme me facilitera de pouvoir émerger du lot des soucis.

Dès le départ, la réification de l’homme a faussé toute possibilité d’espoir. Infime soit-il. Regardons autour de nous. Un engrenage qui n’épargne personne. Des Nègres qui ont souffert de l’Apartheid tirent à bout de champ sur leurs semblables venus de la Zambie. Des cravatés qui passent des années à négocier la Palestine, d’autres lancent des roquettes futiles. Une Afrique qui ose déplumant des compatriotes en leur offrant des stages à la carte ! J’ai quitté un pays pour vivre dans un autre… Un miroir brisé de la réalité que j’ai fui. Et encore…

Le jeu est faussé dès le départ. Seul l’argent domine. Un dieu en puissance. Que l’on adore !

Je trime comme un esclave sans maître. Mon ombre se faufile entre les ombres. Je rentre souvent bredouille… Sans le moindre sou en lisant le journal du soir. Le train m’enfonce encore plus dans le désarroi. Les gens continuent à parler… Comme si rien n’était. Comme si la journée était propice. Ils ne se rendent pas compte de l’inutilité du voyage. On part et on repart par les mêmes stations.. de la vie !

Seul et sans fortune.

Qui va arrêter la dérive qui s’en part de mes élans bafoués ? Personne. Il est des jours sans lendemain. Sans possibilité aucune.

Ceux qui tentent aujourd’hui de sauver le monde ne font que l’enfoncer davantage. Ils empruntent le même chemin sinueux de la politique. Et, intégrant ses mécanismes parfaits, ils s’oublient et oublient dans le brouhaha le but qu’ils voulaient atteindre. Et petit à petit, ces braves gens se retrouvent sur le front de l’aliénation. Ils se battent contre les autres. Les autres, ce sont eux !

Je ne gagne plus ma vie en travaillant. Existe-t-il un autre moyen pour la gagner ? Peut-être.

Les salopards, ils m’ont eu. Fraîchement eu. Et je sens comme une lame qui me lacère les entrailles. Non pas que cela fait mal…

Seulement, c’est l’impression du déjà-vu qui m’intrigue et qui m’ennuie!