Acte d’écrire
Le seul acte d’écrire est salutaire. Comme le disait Goeges Bataille, ce qui m’oblige d’écrire, j’imagine, est la crainte de devenir fou.
Avec l’opportunité qu’offre la toile, il serait difficile de ne pas être tenté par une telle expérimentation des mots.
Dire, donc c’est un peu faire.
Ce besoin, un peu vague, quelquefois flou, est pour moi, le moyen de jauger l’ampleur du chaos qui m’habite. D’aller jusqu’aux frontières de l’incorrectement correct et, avec beaucoup d’enthousiasme, m’ étaler à l’air libre, en essayant par l’occasion, d’asphyxier l’animal en moi et d’ouvrir d’autres horizons d’échange.
Certes, j’écris pour moi, mais c’est ainsi que je pourrai écrire aux autres.
Ce qui m’inquiète cependant, c’est d’être vu, non pas moi, mais plutôt mon écrit… par cet oeil omniprésent et omniscient qui regarde ce virtuel monde. Il est méchant, paraît-il. Est-ce possible? Moi, qui croit dur comme fer, que mes écrits, aussi longs soient-ils, ne sont qu’une goutte d’eau versée dans un océan.
Espérant, que ce ne soit point une goutte de trop… Et si vous consultez, au fil des jours, ce blog, vous allez être convaincus, tout comme moi, qu’il faut errer pour aboutir. Et comme chemin, je suivrai les évènements que vivent au quotidien mes semblables, surtout les moments des grandes turbulences. Ces faits et méfaits seront la pâte sordide que je malaxerai durant, dans le secret espoir que l’orage m’amène plus de lecteurs.
Et, sachez d’ores et déjà, qu’aux plus infortunés d’entre nous, la tombe sert d’asile. Dixit Jean de La Fontaine.


