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	<title>Insolite</title>
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	<description>ECRIRE AFIN D'AGIR EFFICACEMENT...</description>
	<pubDate>Fri, 26 Mar 2010 21:38:41 +0000</pubDate>
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		<title>Ce que veut dire un lecteur</title>
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		<pubDate>Fri, 26 Mar 2010 15:27:29 +0000</pubDate>
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		<description><![CDATA[&#8220;Parmi les dépenses inutiles, les murs des cimetières : ceux qui sont dedans ne peuvent pas en sortir, ceux qui sont dehors ne veulent pas y entrer.&#8221; Mark Twain.
A force d&#8217;y penser, Sarlet fut pris d&#8217;un fou rire. Et, sans hésiter, je suivis de mieux en mieux. Le journal à la main, je me rappelai [...]]]></description>
			<content:encoded><![CDATA[<p>&#8220;<em>Parmi les dépenses inutiles, les murs des cimetières : ceux qui sont dedans ne peuvent pas en sortir, ceux qui sont dehors ne veulent pas y entrer.&#8221; </em>Mark Twain.</p>
<p>A force d&#8217;y penser, Sarlet fut pris d&#8217;un fou rire. Et, sans hésiter, je suivis de mieux en mieux. Le journal à la main, je me rappelai qu&#8217;un jour, mon berceau fut placé à côté de celui d&#8217;un autre enfant. L&#8217;un de nous deux mourut. Depuis, de lui ou moi, je ne sais lequel est vivant&#8230; Je décidais alors de fausser compagnie à Sarlet pour aller prendre de l&#8217;air.</p>
<p>Vingt minutes plus tard, l&#8217;endroit où je me suis rendu grouillait de cadavres hystériques et de flics énervés qui beuglaient &#8220;Ne touchez à rien, bordel !&#8221;. Voilà pourquoi j&#8217;ai décidé, tout de suite, d&#8217;ouvrir les pages du journal que je tenais toujours à la main. En bref, de faire comme si rien d&#8217;autre ne se passait. Parce que c&#8217;est un peu cela : rien d&#8217;autre ne va se passer autour de moi. Ni pour moi, ni pour personne d&#8217;ailleurs, malgré ce que voudrait nous faire croire la réalité. </p>
<p>Me voyant toujours occupé par la lecture du journal, aucun des policiers ne vint vers moi. Ils étaient tous persuadés qu&#8217;un citoyen qui achetait encore le journal ne pouvait en aucun cas faire des embrouilles et encore moins d&#8217;avoir vu quelque chose. Et ils n&#8217;avaient pas tort, les flics ! </p>
<p>J&#8217;étais la preuve vivante&#8230; de cette théorie!</p>
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		<title>facebooking</title>
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		<pubDate>Fri, 05 Feb 2010 14:21:01 +0000</pubDate>
		<dc:creator>admin</dc:creator>
		
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		<category><![CDATA[relations virtiuelles]]></category>

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		<description><![CDATA[Dès fois ça me fait rire&#8230; Mais qu&#8217;est-ce que j&#8217;ai à foutre que yamina Zouikri est ami (e) avec telle personne ou une autre? Je m&#8217;en balance éperdument moi! Et que Mohammed Boukataya est maintenant ami avec Omar Haji&#8230; C&#8217;est débile, NON! C&#8217;est vraiment ridicule! Il faut vraiment voir le film LIVE ! &#8230; c&#8217;est [...]]]></description>
			<content:encoded><![CDATA[<p>Dès fois ça me fait rire&#8230; Mais qu&#8217;est-ce que j&#8217;ai à foutre que yamina Zouikri est ami (e) avec telle personne ou une autre? Je m&#8217;en balance éperdument moi! Et que Mohammed Boukataya est maintenant ami avec Omar Haji&#8230; C&#8217;est débile, NON! C&#8217;est vraiment ridicule! Il faut vraiment voir le film LIVE ! &#8230; c&#8217;est son titre. Ce facebook veut que nous nous entons que nous existons pas sans avoir une page ici. Putain. J&#8217;avais plus d&#8217;échange spirituel avec Inssam alors que je ne savais même pas à quel coin de la planète elle crêchait. Depuis notre &#8220;retrouvaille&#8221; sur cette écran &#8220;de fumée&#8221;, je la vois plus. Ni d&#8217;ailleurs, sa soeur Ibtissem. Même Si Moh s&#8217;est transformé en être virtuel&#8230; Je n&#8217;en veux à personne ni à aucune technologie &#8220;qu&#8217;elle avance à réculant ou!&#8221;! Boukerzaza, le poète à plein temps, ne sait pas que Nadir vient de dénicher mon &#8220;adresse&#8221; sur Sidna Google et m&#8217;envoie un très très très bref mail comme si nous sommes sortis du même lit ce matin. Alors que cela fait des années &#8220;de lumière sombre&#8221; que nous nous sommes pas vus ! Moi, j&#8217;ai la sensation que plus la technologie va plus vite plus le temps nous file plus vite entre les doigts ! Certes, j&#8217;ai bien vu ce mur &#8220;de la honte&#8221; où sont inscrites &#8220;en lettres d&#8217;or&#8221; tous les mouvements de mes amis virtuels, mais cela ne me rapproche point d&#8217;eux&#8230; Au contraire, ils sont devenus immateriels non palpables. Et, vraiment, je les sens comme s&#8217;ils sont devenus des êtres que je me rémémore de l&#8217;au-delà&#8230; Je sais que je suis à côté de la plaque ! Nous sommes seuls, intrinséquement seuls&#8230; face à nous-mêmes et chacun à part&#8230; Cependant, cela ne m&#8217;empêche pas de continuer à communiquer avec vous tous par mon canal habituel : le spirit&#8230; Je sais, par exemple qu&#8217;Inssam passe actuellement un mauvais moment. Elle doit s&#8217;adapter à sa nouvelle situation qu&#8217;elle même a provoqué&#8230;. Je sais que Moh commence à vraiment avoir marre du boulot et un peu de sa petite amie&#8230; Je sais que Harith sombre dans ses vérités. Je sais aussi que Boukerzaza n&#8217;écrit plus mais qu&#8217;il continue à suivre le bout de son stylo &#8220;clavier-souris&#8221;&#8230; Beaucoup d&#8217;entre nous sont font face à de gossses difficultés&#8230; Seuls et sans aucun secours&#8230; Impossible d&#8217;énumérer &#8230; les multiples faciès de la solitude&#8230; Surtout lorsque l&#8217;occasion se présente de se renconter pour de vrai, nous sommes souvent amener à se référer à &#8220;notre être virtuel&#8221;. Une façon de se cacher, de fuir peut-être la vie devenue insupportable ! Trop de pollution &#8220;internétique&#8221; asphéxiant les êtres fragiles que nous sommes advenus.<br />
NON, ne croyais pas un mot de ce que je viens de dire, c&#8217;est un mignon délire rendu public par la magie du net ! Je vous embrasse tous&#8230; virtuellement parlant. </p>
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		<title>Esclave devenu maître</title>
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		<pubDate>Fri, 12 Jun 2009 15:03:43 +0000</pubDate>
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		<category><![CDATA[le profond complexe]]></category>

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		<description><![CDATA[«Il croit dans sa folie, qu&#8217;il faut que devant lui tout d&#8217;abord s&#8217;humilie». BOIL. Sat. V.
La poignée de main noue et dénoue la boucle des rencontres. Geste à la fois curieux et trivial dont on dit fort justement qu&#8217;il s&#8217;échange ; n&#8217;est-il pas en effet la forme la plus simplifiée du contrat social ? Ces [...]]]></description>
			<content:encoded><![CDATA[<p>«Il croit dans sa folie, qu&#8217;il faut que devant lui tout d&#8217;abord s&#8217;humilie». BOIL. Sat. V.</p>
<p>La poignée de main noue et dénoue la boucle des rencontres. Geste à la fois curieux et trivial dont on dit fort justement qu&#8217;il s&#8217;échange ; n&#8217;est-il pas en effet la forme la plus simplifiée du contrat social ? Ces complaisances, le regard les ignore, il méconnait l&#8217;échange. Mis en présence, les yeux se troublent comme s&#8217;ils devinaient dans les pupilles qui leur font face leur reflet vide et privé d&#8217;âme ; à peine se sont-ils frôlés, déjà ils glissent et s&#8217;esquivent, leurs lignes de fuite vont en un point virtuel se croiser, traçant un angle dont l&#8217;ouverture exprime la divergence, le désaccord fondamentalement ressenti. </p>
<p>Tu veux me casser la jambe? demande Épictète à son Tyran, eh bien, casse-la moi, mais moi, mon vrai moi fait de pure volonté, tu ne le toucheras même pas, il est bien au-delà de ce que tu peux atteindre. Beckett le résume d’une formule parfaite : «frappez toujours, je suis au-dessous de ça». C’est une politique apparente de la dérision. Mais en vérité, c’est une stratégie de la ténacité car on n’est jamais sauvé alors que par les plus faibles d’entre soi.</p>
<p>Oui, il n&#8217;y a de construction possible que sur la base du désespoir individuel et sur la base de son dépassement : les efforts entrepris pour maquiller ce désespoir et le manipuler sous un autre emballage suffiraient à le prouver. La blessure restera aussi profonde que le complexe enfoui dans les méandres psychologiques de l&#8217;esclave devenu maître. Pris entre deux exercices qui se manifestent sumultanément, l&#8217;acte d&#8217;humilier autrui semble une médication post-liberté dont le besoin se fait ressentir à chaque fois que l&#8217;image de l&#8217;esclave se reflète sur le miroir de l&#8217;autre intrinséquement libre. Étant supposé que notre égoïsme naturel nous pousse d&#8217;abord à nous faire du bien sans se préoccuper des conséquences que cela a pour les autres, l&#8217;éducation, par le biais du surmoi et de l&#8217;idéal du moi, va nous apprendre à penser collectif et à pouvoir s&#8217;identifier à l&#8217;autre afin de ne pas lui nuire. L&#8217;esclave-maître ayant reçu cette même éducation mais déformée par le regard de l&#8217;autre tout le long du processus, n&#8217;arrivera jamais à faire effacer ce souvenir. </p>
<p>Et pour atténuer la douleur qui le ronge sporadiquement, il humilie sublimement - lorsque l&#8217;occasion se présente - ceux, devenus conjoncturellement, ses valets. En agissant inconsciemment ainsi, il croit extiper à la racine, cette injustice qu&#8217;il avait subie. Les tyrans d&#8217;aujourd&#8217;hui ne sont-ils pas la descendance  de pîtres esclaves?</p>
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		<title>Jet de pierres</title>
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		<pubDate>Fri, 29 May 2009 14:49:19 +0000</pubDate>
		<dc:creator>admin</dc:creator>
		
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		<category><![CDATA[train]]></category>

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		<description><![CDATA[«Quand on n&#8217;est pas dans cette malheureuse disposition [pécher pour pécher], alors nous essayons de mettre en pratique notre méthode, de diriger l&#8217;intention, qui consiste à se proposer pour fin de ses actions un objet permis.»
Si l&#8217;on prend l’exemple des jets de pierre que les bambins s’amusent à lancer contre les trains qui passent; ou [...]]]></description>
			<content:encoded><![CDATA[<p>«Quand on n&#8217;est pas dans cette malheureuse disposition [pécher pour pécher], alors nous essayons de mettre en pratique notre méthode, de diriger l&#8217;intention, qui consiste à se proposer pour fin de ses actions un objet permis.»</p>
<p>Si l&#8217;on prend l’exemple des jets de pierre que les bambins s’amusent à lancer contre les trains qui passent; ou ce jeune complètement disjoncté qui, basculant son postérieur, s’en prend aux passants. D&#8217;autres exemples de ce genre remplissent les colonnes des journaux.<br />
L’intention est l’action de tendre l&#8217;esprit, et, par suite, mouvement de l&#8217;âme par lequel on tend à quelque fin. Ces manifestations contre-nature s’expliqueraient facilement par l’intention réelle de ceux qui les provoquaient. Bonne ou mauvaise, leur intention explique – au moins – que ces jeunes ne sont pas fous. Leurs actes sont sensés mais difficiles à interpréter.<br />
Pour les jeunes à ras de campagne, tous ces gens à bord d’un train sont supposés heureux. Ils voyagent, donc ils profitent de la vie. Leur jeter des pierres, c’est une façon de leur communiquer un message : - Pourquoi vous et non pas nous ? Est-ce justice que nous restons cloués à notre patelin alors que vous, vous voyagez ?<br />
Ce jet de pierre rapporté à la source de l’intention perd sa signifiance élémentaire pour prendre une autre complètement travestie. Et, si nous essayons de nous arrêter devant beaucoup de phénomènes de ce genre, avec une approche qui fouille au fond des intentions, nous allons découvrir que tous tendent vers une seule signification : Ces actes superficiellement condamnables ne servent en réalité qu’à faire passer un message par le biais de cet unique canal de communication à la disposition d’une grande frange de la société. Au lieu donc de considérer ces actes comme violents, il faut plutôt y voir la violence du cri qu’ils véhiculent.<br />
Si ces bons pensants des hautes sphères continuent à considérer ce phénomène comme étant une simple manifestation de la délinquance en le traitant superficiellement, il va prendre de l’ampleur et un jour, et ces mômes, qu’ils n’ont pas su les écouter, feront régner la terreur partout jusqu’aux fins fonds des pouvoirs. Il est grand temps de répondre à leurs doléances qui se résument en deux mots : justice sociale. Car, il y est des signes avant-coureurs qui ne trompent pas.</p>
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		<title>Amertume</title>
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		<pubDate>Wed, 13 May 2009 13:50:29 +0000</pubDate>
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		<description><![CDATA[Je n&#8217;ai point de remède à cette fugacité d&#8217;aller à la mort avec la même nonchalance que j&#8217;aurais continué de vivre. Mais j&#8217;aimerai qu&#8217;après ma mort que l&#8217;on me met debout afin qu&#8217;il ne puisse arriver que quelque énergumène contrarié me marche encore sur le corps.
Peut-être, faudrait-il ajouter et même, nécessairement, non pas d&#8217;une nécessité [...]]]></description>
			<content:encoded><![CDATA[<p>Je n&#8217;ai point de remède à cette fugacité d&#8217;aller à la mort avec la même nonchalance que j&#8217;aurais continué de vivre. Mais j&#8217;aimerai qu&#8217;après ma mort que l&#8217;on me met debout afin qu&#8217;il ne puisse arriver que quelque énergumène contrarié me marche encore sur le corps.<br />
Peut-être, faudrait-il ajouter et même, nécessairement, non pas d&#8217;une nécessité absolue, mais d&#8217;une nécessité d&#8217;infaillibilité, une grille subtilement interposée, car, comme vous le savez bien, la pertinence des moyens de ceux qui me veulent à terre, ne peut manquer d&#8217;être accomplie.<br />
Que n&#8217;ont pas gâté la cupidité et la convoitise ? Elles ont vicié même l&#8217;amour divin. Ces folles passions du coeur cachent presque toujours la vérité aux hommes et ne la leur laissent paraître que lorsqu&#8217;elle est teinte de ces fausses couleurs qui flattent la concupiscence.<br />
J’ai beau essayé d’attacher les regards de l’espérance, d’arracher de ma mémoire les injustices subies, d’extirper ce funeste malentendu entre moi et les autres, mais tout est vain en l’homme, surtout, si je regarde ce qu’il donne au monde !<br />
Aussi vieux qu’un chemin, me reste-t-il encore de forces pour passer tranquillement l’épreuve de ma vie fièvreuse ? Ou dois-je encore reprendre, à cet âge avancé, toute la vigueur de la jeunesse pour combattre l’insolance et la cruauté de ceux qui jouissent des crédulités des autres ?<br />
Je pense que je vais continuer à marcher jusqu’au bout de la nuit.</p>
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		<title>Un malheur n&#8217;arrive pas seul</title>
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		<pubDate>Wed, 15 Apr 2009 13:10:26 +0000</pubDate>
		<dc:creator>admin</dc:creator>
		
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		<description><![CDATA[Demain, ma soeur doit aller en cassation pour garder son toit sur la tête. Un quartier où elle a planté tous ses repères. Des liens environnementaux d&#8217;un demi-siècle.
Étant en exile volontaire, loin d&#8217;elle et de tous mes proches, je me sens mal à l&#8217;aise, coupable même !
Et avant l&#8217;avènement du verdict dont je prie Dieu qu&#8217;il [...]]]></description>
			<content:encoded><![CDATA[<p>Demain, ma soeur doit aller en cassation pour garder son toit sur la tête. Un quartier où elle a planté tous ses repères. Des liens environnementaux d&#8217;un demi-siècle.<br />
Étant en exile volontaire, loin d&#8217;elle et de tous mes proches, je me sens mal à l&#8217;aise, coupable même !<br />
Et avant l&#8217;avènement du verdict dont je prie Dieu qu&#8217;il soit en sa faveur, un ami cher, qui habite mon appartement depuis que je suis ici, vient de m&#8217;appeler pour m&#8217;annoncer un second malheur.<br />
Des cambrioleurs sont rentrés par effraction à l&#8217;appartement en plein jour et ils ont pris tout son argent qu&#8217;il garde dans une armoire&#8230;<br />
Si je dois commenter les deux épreuves qu&#8217;endurent mes proches et que je partage douloureusement avec eux, je dirai presque rien.<br />
Sauf un mot, que Dieu leur vienne en aide!<br />
Peut-être, une autre fois, je reviendrai visiter ces malheurs… car je sais que derrière s&#8217;impose tout un questionnement.</p>
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		<title>Sinusoïde</title>
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		<pubDate>Mon, 23 Mar 2009 19:09:04 +0000</pubDate>
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		<description><![CDATA[Au terme de liberté se greffe une recherche de l&#8217;absolu de l&#8217;être. En effet, depuis la nuit des temps, l&#8217;homme affronte sans relâche son destin. Le fait qu&#8217;il s&#8217;est multiplié démographiquement parlant, n&#8217;a fait qu&#8217;exaspérer ce conflit. N&#8217;étant plus une seule entité qui réfléchit en solo, l&#8217;homme est perdu parmi les multitudes d&#8217;idées que ses [...]]]></description>
			<content:encoded><![CDATA[<p>Au terme de liberté se greffe une recherche de l&#8217;absolu de l&#8217;être. En effet, depuis la nuit des temps, l&#8217;homme affronte sans relâche son destin. Le fait qu&#8217;il s&#8217;est multiplié démographiquement parlant, n&#8217;a fait qu&#8217;exaspérer ce conflit. N&#8217;étant plus une seule entité qui réfléchit en solo, l&#8217;homme est perdu parmi les multitudes d&#8217;idées que ses semblables n&#8217;arrêtent plus à émettre.<br />
Je pense, qu&#8217;aujourd&#8217;hui, avec cette prolifération d&#8217;idées, je peux - et sans prétention aucune - donner mon avis sur la chose. Car, en ajoutant une opinion, je crois ferme que cela ne perturbera pas d&#8217;un iota le monde et, ce que je vais énoncer ne sera qu&#8217;un prêche dans le désert du monde.<br />
Voilà comment je vois la chose; et ne me dites pas que c&#8217;est de la philo ou autre connerie du genre!<br />
L&#8217;homme veut absolument être libre. Par liberté, j&#8217;entends cette faculté de décider de son existence. Sans référent aucun. Dans l&#8217;absolu.<br />
Pour le devenir vraiment, l&#8217;homme se lave de toute idée de transcendance. Sa vie est là entre ses mains, et aucun n&#8217;a le droit de lui ravir. Il commence alors à se mouvoir dans cet espace qu&#8217;il vient de définir en dehors de toute implication métaphysique ou autre. Le temps passe. Une société à l&#8217;image de cette liberté conquise se met en place au fil des jours.<br />
Puis, une profonde mutation commence à branler le monde comme les feuilles que le vent remue. Une petite inquiétude commence à toucher les plus vulnérables, c-à-d, ceux qui pensent. L&#8217;homme sent que le changement va à l&#8217;encontre de ses prévisions. Le monde s&#8217;effrite et s&#8217;enlise dans une confusion interminable de questions relevant du secondaire.<br />
Et, l&#8217;homme encore et toujours reprend son bâton de pèlerin pour aller à la recherche ce point premier: celui de son départ. Il cède alors et remet sa liberté de plein gré à cette entité transcendantale. Il va l&#8217;appeler vérité du ciel. Il l&#8217;applique à tout ca qui l&#8217;entoure et, de nouveau repeint son monde avec cet ingrédient jusqu&#8217;à saturation. Cet état dure un certain temps, puis commence à s&#8217;effriter peu à peu devant cette fougue de se libérer de nouveau.<br />
Ainsi va le monde. Et ainsi des gens avertis vont chercher des mots pour définir ce trouble qui marche à l&#8217;infini.<br />
Certains vont lui choisir un joli mot, d&#8217;autres un mot qui fait peur!<br />
Moi, je l&#8217;appellerai &#8220;sinusoïde&#8221;. Pas mal comme appellation!<br />
Comparez: conflit civilisationnel, choc de civilisation&#8230;<br />
Lequel préfériez-vous?</p>
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		<title>Solitude</title>
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		<pubDate>Sat, 07 Feb 2009 14:59:49 +0000</pubDate>
		<dc:creator>admin</dc:creator>
		
		<category><![CDATA[ECRITS]]></category>

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		<description><![CDATA[Les  paupières clauses, les pieds joints, les bras au gré de l’ambiance de la musique, agacée par les plis que formait un de ses bas au dessous du genou, la gorge cherchant quelque force de mon côté, elle s’amusait en flottant au milieu du salon. Elle avançait de temps en temps vers moi tel un [...]]]></description>
			<content:encoded><![CDATA[<p class="MsoNormal" style="margin: 0cm 0cm 10pt; text-align: justify;"><span style="font-size: small; font-family: Calibri;">Les <span style="mso-spacerun: yes;"> </span>paupières clauses, les pieds joints, les bras au gré de l’ambiance de la musique, agacée par les plis que formait un de ses bas au dessous du genou, la gorge cherchant quelque force de mon côté, elle s’amusait en flottant au milieu du salon. Elle avançait de temps en temps vers moi tel un fleuve, qui, passant par les mêmes méandres, allait aveuglement vers l’océan. </span><span style="font-size: small; font-family: Calibri;">Elle était une forte belle femme, très latine et pulpeuse mais à laquelle d’étranges ascendances enfouies avaient donné des traits angéliques et pleins de lumière à sa face prospère. Elle avait belle allure dans la robe qu’elle venait de jeter à terre et, en tournoyant comme un fou derviche, aussi vite que les sons libérés des haut-parleurs, elle dégageait dans toute la pièce une extrême lumière qui m’éblouissait. Entre ses va-et-vient incessants, je me perdais dans le profond vert de ses yeux jusqu’à atteindre le fond de l’humanité. </span></p>
<p class="MsoNormal" style="margin: 0cm 0cm 10pt; text-align: justify;"><span style="font-size: small; font-family: Calibri;">Tout en souriant, elle se délestait de ses sous-vêtements pour apparaître telle une aube effaçant les dernières grisailles de ma nuit. Toute nue et dans un confort incroyable, elle évoluait sans gêne aucune, dans l&#8217;espace réduit du salon. Un espoir confus la rendit encore plus légère dans sa dance païenne ; ses gestes devinrent plus élastiques ; son regard plus dense. </span><span style="font-size: small; font-family: Calibri;">Je sentis une quiétude incommensurable envahir d’abord tout mon corps pour englobait mon âme toute entière. J’ai dû lutter de toutes mes forces pour ne pas sombrer dans la folie. Charmé jusqu’au bouts de mes ongles, je tressaillis devant le brusque réveil de mes sens qui, sous cette pression terrible qu’exerçaient la senteur de la sueur de ce corps féérique, s’emballèrent de concert, me forçant à céder sur le champ. Elle s’approcha plusieurs fois de moi. Me touchait du regard d’abord puis de sa main droite, comme si elle allait chercher quelque objet au fond d’un tiroir, fouillait, par intermittence, <span style="mso-spacerun: yes;"> les recoins les plus reculés de </span>mon corps.</span></p>
<p class="MsoNormal" style="margin: 0cm 0cm 10pt; text-align: justify;"><span style="font-size: small; font-family: Calibri;">Je voulais m&#8217;évanouir ou m’enfouir.<br />
</span><span style="font-size: small; font-family: Calibri;">Trop tard, son dard m’avait dèjà atteint. Son venin circulait tel un éclair dans mes veines. Je finis par abdiquer devant le refus catégorique de mes membres de répondre à tout appel; devant mes jambes engourdies qui ne pouvaient plus réagir.<br />
</span><span style="font-size: small; font-family: Calibri;">J’étais fait ! </span><span style="font-size: small; font-family: Calibri;">Assiégé par cette armée de charme, sans résistance aucune, je m’agrippais à ses pieds tel un esclave fasciné par les pouvoirs magiques de son maître. Subjugué par tant de plaisir qui augmentait au fur et à mesure que je remontais le long de son corps, je m’accrochais déjà à ses mollets avec le fol espoir d’arriver à me relever. De là, et basculant ma tête, je la voyais en plongée, sourire toujours, amusée par ma détresse, me provocant par la puissance de ce corps devenu subitement un monument de chair. Presque à genoux, à mi-chemin de ses jambes, je m’efforçais d’atteindre ses hanches pour me relever. En vain. Je restais suspendu à ses cuisses, la tête entre les deux. Des gouttelettes flasques tombèrent sur mon front comme un supplice chinois et me brulèrent les yeux grand ouverts. Je brûlais d’envie de remonter la pente, d’atteindre la fente béante qui me crachait sans arrêt au visage et de croquer à pleins dents ces lèvres rouges de feu. Me venger de leur insolance!</span></p>
<p class="MsoNormal" style="margin: 0cm 0cm 10pt; text-align: justify;"><span style="font-size: small; font-family: Calibri;">Soudain, j’entendis la sonnerie.</span></p>
<p class="MsoNormal" style="margin: 0cm 0cm 10pt; text-align: justify;"><span style="font-size: small; font-family: Calibri;">Ce bruit sonore m’arracha  brusquement de ma lithargie et me projeta illico presto vers la porte. J’ouvris sans précaution à ce que je pensais être ma délivrance.<br />
Ma femme était là. Me regardant comme si elle voyait un étranger pour la première fois.<br />
</span><span style="font-size: small; font-family: Calibri;">- Que se passe-t-il, me demanda –t – elle, <span style="mso-spacerun: yes;"> </span>tout en frayant un passage. <span style="mso-spacerun: yes;"> </span>Et rapidement, elle se débarrassa du sac à main, du foulard et partit directement au salon. Je la rejoignis en silence.</span></p>
<p class="MsoNormal" style="margin: 0cm 0cm 10pt; text-align: justify;"><span style="font-size: small; font-family: Calibri;">Et, comme par enchantement, elle n’était plus dans la pièce, disparue sans laisser aucune trace, ma solitude !</span></p>
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		<title>Instant</title>
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		<pubDate>Tue, 03 Feb 2009 13:45:09 +0000</pubDate>
		<dc:creator>admin</dc:creator>
		
		<category><![CDATA[ECRITS]]></category>

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		<description><![CDATA[Comme dans un couloir de glaces, chaque objet reflété se répète indéfiniment,  les choses vues dans le passé se réfléchissaient dans les choses nouvellement rencontrées. Et, le sentiment d’être conduit à son insu, d’image en image, jusque dans les lointaines profondeurs du couloir, dans une insondable retraite, le mot s’amplifie.
C’était l’été.
Juste après l’invasion des mots. [...]]]></description>
			<content:encoded><![CDATA[<p class="MsoNormal" style="margin: 0cm 0cm 10pt;"><span style="font-size: small; font-family: Calibri;">Comme dans un couloir de glaces, chaque objet reflété se répète indéfiniment,<span style="mso-spacerun: yes;">  </span>les choses vues dans le passé se réfléchissaient dans les choses nouvellement rencontrées. Et, le sentiment d’être conduit à son insu, d’image en image, jusque dans les lointaines profondeurs du couloir, dans une insondable retraite, le mot s’amplifie.</span></p>
<p class="MsoNormal" style="margin: 0cm 0cm 10pt;"><span style="font-size: small; font-family: Calibri;">C’était l’été.<br />
Juste après l’invasion des mots. Alors que tu t’apprêtais à lire le premier, du lointain saphir de tes yeux indélébiles, un cri magique est venu s’afficher sur l’écran de ma vie. Je n’ai pu retenir son écho remontant à la surface des écrits. Ton amusement entre les lignes de la marelle faisait nourrir les mots de tendresse et de passion.</span></p>
<p class="MsoNormal" style="margin: 0cm 0cm 10pt;"><span style="font-size: small; font-family: Calibri;">L’été devint moins pénible.<br />
Et, seul cet espiègle mot se souviendra de cette sueur froide de la mer qui partait sans nous deux. Juste après l’inquisition des mots. Alors que tu résistais à leur lecture, dans certains regards parés, tu disais plus que le mot. Je n’ai pu cacher ce fol espoir traversant d’un trait l’écrit pour déterrer la réalité du tremblement. Ton souffle entre les feuilles faisait courir les mots dans tous les sens et, de cette furie naquit un langage nouveau.</span></p>
<p class="MsoNormal" style="margin: 0cm 0cm 10pt;"><span style="font-size: small; font-family: Calibri;">L’été devint miraculeusement moins chaud.<br />
Et, seul le mot se souviendra de cette lueur pâle du désert qui nous entourait. Juste après l’implosion des mots. Alors que tu t’abreuvais de leur suc sous l’ombre naissante du désir, l’esprit se rafraîchissait pour se rappeler l’existence cristalline de ce long émoi. Je n’ai pu contenir la joie galopante qui foulait du pied mes écrits. Tes doigts, d’entre les pages du volume, faisaient parler les mots dans toutes les langues</span></p>
<p class="MsoNormal" style="margin: 0cm 0cm 10pt;"><span style="font-size: small; font-family: Calibri;">L’été décala de saison.<br />
Et, seul le mot se souviendra de cette humeur fade du ciel qui s’inquiétait pour nous. Juste après l’explication des mots. Alors que tu déchiffrais leur contour, dans tes pensées mutées, la mémoire s’épaississait pour déposer un legs au fin fond de l’être et du néant. Je n’ai pu maîtriser ce rythme hardi du verbe qui réchauffait excessivement la plume. Ton égarement entre les rimes cassées des métaphores faisait fléchir les mots à des degrés divers d’où surgissaient l’envers et l’endroit.</span></p>
<p class="MsoNormal" style="margin: 0cm 0cm 10pt;"><span style="font-size: small; font-family: Calibri;">L’été tira à sa fin.<br />
Nous voulions faire dire aux mots leur histoire et, de nos mains mêlées, nous avions tissé une nappe de valeurs authentiques où chaque mot, tel un repère perdu, clamait si fort son désarroi. Nous étions devenus, nous deux, cet été flamboyant qui, acculé au pied du mot insensible à l’haleine asséchée, divaguait au fil des lignes incorruptibles des lettres rédigées. Mais à force de s’écrire, nos mots se sont dérobés du tragique nous laissant en face de nous-même, à interroger un parchemin muet qui, à la longue, commença à nous effrayer</span></p>
<p class="MsoNormal" style="margin: 0cm 0cm 10pt;"><span style="font-size: small; font-family: Calibri;">Aujourd’hui.<br />
Alors que tu es là, à mes côtés virtuels. Remontant le temps jusqu’à ces hiers en chaîne qui se liaient et se ressemblaient ; à leur bout où nos destins s’étaient croisés, j’ai retrouvé cet instant en bronze sculpté et déposé au sommet de l’éternité. </span></p>
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