Demain, ma soeur doit aller en cassation pour garder son toit sur la tête. Un quartier où elle a planté tous ses repères. Des liens environnementaux d’un demi-siècle.
Étant en exile volontaire, loin d’elle et de tous mes proches, je me sens mal à l’aise, coupable même !
Et avant l’avènement du verdict dont je prie Dieu qu’il soit en sa faveur, un ami cher, qui habite mon appartement depuis que je suis ici, vient de m’appeler pour m’annoncer un second malheur.
Des cambrioleurs sont rentrés par effraction à l’appartement en plein jour et ils ont pris tout son argent qu’il garde dans une armoire…
Si je dois commenter les deux épreuves qu’endurent mes proches et que je partage douloureusement avec eux, je dirai presque rien.
Sauf un mot, que Dieu leur vienne en aide!
Peut-être, une autre fois, je reviendrai visiter ces malheurs… car je sais que derrière s’impose tout un questionnement.